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février 16, 2015 Carbone Pas de commentaire

Colloque GES de l’ADEME – 8 janvier 2015

 

Le 1er colloque scientifique sur les Gaz à Effet de Serre (GES) a rassemblé 200 participants le 8 janvier dernier. Ouvert à toutes les disciplines, il a permis d’entendre les témoignages d’une pluralité d’acteurs : entreprises, chercheurs, institutionnels.

Nous ferons ici un focus sur l’intervention de Franck Agerri et Morgane Le Breton, de Mines ParisTech, sur l’appropriation de la comptabilité carbone par les entreprises.

La comptabilité carbone n’est pas systématique mais fonction du contexte des acteurs concernés et de leurs objectifs. Elle s’adresse à des destinataires internes ou externes qui n’ont pas les mêmes attentes :

  • en externe, le besoin est avant tout d’avoir une méthode de comptabilité et de communication standardisée, répondant à des conventions ou normes internationales (GHG Protocol, CDP, …)
  • en interne, c’est d’abord un point de départ avant action, une démarche prospective qui permet de se situer à un instant T et d’établir une stratégie de réduction des émissions de GES permettant d’améliorer sa performance globale (Bilan Carbone, …)

Pour illustrer ces différences on peut citer leurs principales caractéristiques.

Un bilan carbone externe doit :

  • Etre générique
  • Respecter des exigences de comparabilité, de transparence, de fiabilité, de vérification externe des données
  • Respecter des normes comptables standardisées (ex.: scopes)
  • Permettre les benchmarks sectoriels
  • S’appuyer sur des données fiables mobilisant une chaîne d’acteurs (comptables, certificateurs, auditeurs, analyses extra-financiers, etc.)

Un bilan carbone interne doit :

  • Etre contextualisé (outils maison de management), tourné vers l’action
  • Requérir la pertinence davantage que précision
  • Construire des données selon des catégories actionnables (dépendantes du métier) : Où sont les leviers d’action ? Quelle est mon influence ?

Ainsi les exercices sont de nature différente et ne présentent pas toujours les mêmes résultats ou pas sous le même format. C’est pourquoi il faut bien s’interroger en amont du projet sur les objectifs portés par son organisation.

Publié par Fanny Penet