Un déploiement de l’affichage environnemental dès 2017

 

L’année 2017 débute avec de nouvelles mesures environnementales dont l’objectif induit est très clair : réduire l’empreinte environnementale de la France. L’une de ces mesures, issue de loi de transition énergétique pour la croissance verte, prévoit un pré-déploiement volontaire de l’affichage environnemental dès mars 2017. Ce dispositif vise à fournir aux consommateurs des informations objectives et comparables sur la performance environnementale des produits qu’ils achètent. Désormais avec ce dispositif, une entreprise réalisant une allégation environnementale sur un produit est tenue de mettre à disposition une vision multicritère des principales caractéristiques environnementales du produit, permettant ainsi de lutter contre le greenwashing. De plus, ce dispositif répond parfaitement aux attentes identifiées dans l’enquête du CGDD réalisée en mai 2016.

Une démarche nationale initiée en 2008

Ce dispositif repose sur des travaux engagés depuis 2008 au sein d’une plateforme multi-acteurs pilotée par l’ADEME et complété en 2011 par une expérimentation d’un an basée sur une trentaine de référentiels méthodologiques développés en concertation avec les parties prenantes. Ces référentiels fournissent un socle méthodologique et technique spécifique à chaque famille de produits, permettant d’assurer notamment la cohérence les calculs et la comparabilité des résultats entre produits d’une même famille. Depuis, le dispositif a été renforcé avec la mise à disposition d’une base de données publique, d’outils de calculs simplifiés et de visuels communs. Trois visuels sont d’ores et déjà autorisés : l’un plus détaillé fournis les résultats sur les indicateurs considérés tandis que deux autres visuels permettent de synthétiser les impacts sous une forme agrégée, soit un indice numérique soit une notre de A à E.

Trois secteurs volontaires

Le pré-déploiement concernera dans un premier temps trois secteurs volontaires, à savoir l’ameublement, le textile et l’hôtellerie (impacts environnementaux d’une nuit d’hôtel). En complément, deux distributeurs, le Groupe Casino (produits alimentaires) et FNAC (produits électroniques), ont témoigné leur intérêt pour participer au déploiement.

Une articulation avec le dispositif européen assurée

En attendant la mise en place du dispositif d’affichage européen, dont l’expérimentation s’achèvera en 2017, la France a souhaité prendre les devants et anticiper un déploiement à plus grande échelle. Bien que des différences méthodologiques mineures puissent exister entre certains référentiels français et européens, les dispositifs s’inscrivent dans une conformité globale aux normes internationales ISO relatives à l’ACV, garantissant ainsi une comptabilité entre les deux dispositifs. De plus, de nombreuses entreprises françaises ainsi que les pouvoirs publics français (MEEM, ADEME) sont présents dans les instances de gouvernance de l’expérimentation européenne afin de garantir la complémentarité entre les travaux français et européens.

Publié par Alexandre Francin