L’Economie Circulaire, une solution contre le chômage

 

Dans un monde fini aux ressources limitées, l’économie circulaire apparaît comme le modèle économique de demain, en témoigne l’orientation de certaines grandes entreprises et les volontés politiques à travers le monde. Le Canton de Genève a inscrit l’économie circulaire dans sa constitution, le Japon a voté une loi imposant l’économie circulaire, l’Ecosse met en place une politique « zéro déchet », le Grand Paris a dévoilé son plan d’économie circulaire jusqu’en 2021. Autant d’actions qui mobiliseront acteurs publics, privés et citoyens face à un constat simple : les conséquences environnementales et sociales du modèle actuel ne sont pas tenables à long terme.

Ce concept, qui s’oppose au modèle dit « linéaire » (produire – consommer – jeter), s’inspire des écosystèmes naturels dans lesquels tous les flux (matières, énergie, eaux…) suivent des cycles circulaires. Concrètement ce modèle économique vise à consommer les ressources de manière plus efficace en mutualisant les flux industriels et les services aux entreprises à l’échelle d’une zone d’activités/d’un territoire et en intégrant des critères environnementaux dans la conception des produits/services (éco-conception).

Les atouts économiques et environnementaux que représente l’économie circulaire incitent un nombre croissant d’entreprises à s’y intéresser. Néanmoins elles font face à une pénurie de profils possédant les compétences dont l’économie verte a besoin pour se développer d’avantage.

Ce constat fut étayé lors du  17ème Forum européen sur l’éco-innovation à Lyon (Décembre 2014). Plusieurs études de cas ont démontré le potentiel de l’économie circulaire pour redresser les courants actuels du chômage en France et dans toute l’Europe. Les experts réunis (sous l’égide de la Commission Européenne) se sont accordés sur quatre aspects clés pour transformer le potentiel de l’économie circulaire en emplois concrets : (selon David Crous Duran, agent presse pour les Forums éco-innovation de la Commission européenne)

  • la formation, essentielle pour combler le vide de compétences
  • la communication envers les entreprises et les demandeurs d’emplois sur les opportunités liées aux activités économiques durables
  • la nécessité de généraliser des modes de production et de consommation autour de produits et services non polluants et durables
  • le besoin impératif de consolider une législation appropriée qui encourage des produits et des services verts

Le nouveau commissaire européen pour l’environnement, Karmelu Vella, était chargé de clôturer le forum : « Les nouveaux modèles économiques et commerciaux construits autour de l’efficacité des ressources, de l’éco-conception et du recyclage sont la voie à suivre. Nous devons faire l’éloge des bons exemples mais aussi accompagner les entreprises dans leur transition vers un modèle circulaire ».

Publié par Alexandre Francin