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février 16, 2015 Général Pas de commentaire

L’environnement en France : Bilan 2014

 

Le 5 Décembre dernier, un rapport sur l’état de l’environnement en 2014 fut présenté par Mme Ségolène Royale, Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable. Ce rapport, le sixième depuis 1994, s’inscrit dans la volonté de l’Etat de tenir informé régulièrement les citoyens sur l’état de l’environnement et les actions mises en œuvre faces aux problématiques environnementales, suite notamment aux prérogatives du Sommet de Rio en 1992.

Aux 400 pages potentiellement indigestes pour le grand public, s’ajoute une synthèse des plus appréciable, que nous vous invitons fortement à consulter (http://www.developpement-durable.gouv.fr/-L-environnement-en-France-.html)

Cette dernière version, qui dresse un état des lieux plutôt contrasté, permet d’identifier plusieurs tendances :

  • L’efficacité de traitements des eaux urbaines a permis d’améliorer la qualité des cours d’eau, mais les pollutions par nitrate et pesticides restent stables. Globalement, la qualité microbiologique des eaux côtières se maintient à un bon niveau même si la présence d’algues vertes et de macrodéchets sur les côtes demeure préoccupante.
  • Concernant la qualité de l’air, la France est confrontée à des dépassements réguliers des seuils réglementaires pour certains polluants (ozone, particules fines, dioxyde d’azote) malgré une baisse des émissions de polluants atmosphériques.
  • Les activités humaines du territoire menacent de nombreux habitats et espèces, désormais en déclin. La France est particulièrement concernée puisqu’elle figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées au niveau mondial.
  • La consommation des ressources naturelles reste soutenue même si le recyclage progresse (près de 60 % de l’ensemble des déchets traités en France sont recyclés sur le territoire).
  • Une prise de conscience accrue des Français sur les questions environnementales, qui adoptent désormais de nouveaux comportements, notamment pour l’alimentation (produits biologiques et de saison, circuits courts et locaux…) et le quotidien (tri des déchets, gestion de l’énergie et de l’eau…). L’évolution des moyens de transport est plus timide, la voiture demeurant le mode dominant dans les transports locaux.
  • Les investissements dans la protection de l’environnement ont presque triplé depuis 1990.
  • L’économie verte affiche un dynamisme marqué sur la période 2004-2012 avec une augmentation de 3,9% en moyenne par an contre 0,3% pour le reste de l’économie. Les « éco-activités » représentent désormais 447 500 emplois (traitement des déchets, des eaux usées, activités liées aux énergies renouvelables).

Globalement la situation de l’environnement demeure mitigée, en témoigne l’état critique de certains secteurs (biodiversité, qualité de l’air), malgré la prise de conscience des citoyens et des pouvoirs publics et la multiplication des actions de protection de l’environnement.

Au niveau international, le réel progrès en matière de lutte contre le réchauffement climatique a été obtenu en fin d’année par l’accord bilatéral de réduction des GES entre la Chine et les États-Unis, même si les cibles demeurent timides. Cet accord ainsi que celui trouvé lors de la Conférence Internationale à Lima devront servir de base de travail pour préparer Paris Climat 2015 et aboutir à des objectifs chiffrés de réduction.

Enfin, l’année 2014 a été l’une des plus chaudes, sinon la plus chaude, jamais enregistrée selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). La concentration de CO2, de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) ont atteint des valeurs inégalées. Hormis le trou de la couche d’ozone qui semble se résorber, les autres problématiques environnementales (acidification des océans, érosion de la biodiversité et dégradation des services écosystémiques, pénurie d’eau, dégradation des sols, etc.) n’affichent pas d’amélioration notable.

Publié par Fanny Penet