Plus de local et de social - Réferentiel produit
décembre 23, 2016 Général Pas de commentaire

Référentiel produit : quelles informations RSE sur les produits agroalimentaires ?

 

La filière alimentaire est toujours au devant des médias

Cette année fut riche encore avec le bien-être animal, la question du bio industriel, la remise en cause de certains labels par des ONG, comme Bloom avec la pêche durable MSC.

Cette crise de confiance, constatée aussi par l’ANIA dans son nouveau pacte alimentaire, reflète bien la nécessité de rendre plus accessibles et compréhensibles les informations environnementales et sociales auprès des consommateurs.

Demande croissante des consommateurs

En effet, ces derniers sont de plus en plus exigeants en termes de transparence sur ces informations d’après la dernière étude Ethicity 2016, notamment sur la répartition de la valeur, la relocalisation de la consommation, et la transparence environnementale.

Face à ces nouvelles tendances, quelles modalités pour retraduire l’ensemble de ces valeurs auprès du consommateur ? Loin d’éluder la problématique, pourtant complexe, les acteurs de la chaine alimentaire expérimentent plusieurs dispositifs pour recréer cette confiance.

Le label dont l’intérêt principal est « d’interpréter » en un coup d’œil une des valeurs liées au produit comme le Label BIO, ou liées à l’entreprise qui fabrique ce produit comme Entrepreneurs+Engagés d’Ecocert et de la FEEF.

L’affichage environnemental des produits alimentaires qui permet au consommateur de connaitre l’impact CO2 ou la consommation d’eau d’un produit. Cette approche, initiée lors du grenelle de l’environnement n’a pas fait consensus sur l’ensemble des filières. Elle est actuellement reprise par l’Europe pour une mise en œuvre en 2019.

Un référentiel produit de plus en plus précis et détaillé

Aujourd’hui cela ne suffit pas : comment articuler les fonctions nutritionnelles, environnementales et sociales au travers d’un simple étiquetage alors que d’autres critères influencent notre alimentation comme les valeurs confessionnelles (Halāl, Cacher, …) ou éthiques et équitables comme la répartition des marges sur l’ensemble de la chaine de la valeur.

Il n’y pas de réponse toute faite sur ces thématiques et les acteurs de la filière devront s’adapter à ces tendances de fond. Les exigences de transparence ainsi que leurs modalités d’expressions (label, affichage environnemental ou social) seront différents selon le type de consommateurs ou de clients.

Une chose est sûre, l’ensemble des acteurs devront réagir de manière proactive sur ses données en intégrant dés la conception, ces éléments dans le référentiel produit.  Hier seule la recette était liée au référentiel produit, depuis les allergènes et les valeurs nutritionnelles ont été ajoutés. Demain, il faudra associer d’autres les indicateurs liés à la RSE et le référentiel produit passera probablement de 50 à 60 données à plus de 100 données.

En intégrant ces nouvelles données primaires dès la conception produit et grâce à l’arrivée des nouveaux outils du numériques, la filière pourra alors répondre de manière plus précise et transparente aux demandes clients et consommateurs. A elle d’être exhaustive dans le choix de ses données d’entrée pour éviter d’être en réaction aux nouvelles demandes entrantes.

Publié par Fanny Penet